Présidence du Parlement: 2019 sinon rien


Warning: Illegal string offset 'filter' in /home/clients/fd8e35f68e627d052e1108f015227e36/web/site-2015-today/wp-includes/taxonomy.php on line 1372

Depuis 2010, il est établi par le secrétariat du Parlement que le groupe parlementaire auquel appartiennent les Verts jurassiens présidera le législatif en 2019. Une première pour la jeune formation, soit dit en passant. Mais il y a peu, le Bureau du Parlement a décidé d’attribuer cette présidence 2019… au PLR. Du jamais vu. Les députés du groupe parlementaire Verts et CS-POP ne l’entendent pas de cette oreille et l’ont fait savoir à la presse ce 9 mai. Ce sera 2019 ou rien.

Le groupe Verts et CS-POP accèdera-t-il au perchoir du Parlement jurassien en 2019, comme le prévoit depuis 2010 le calendrier des présidences du législatif? Il semble bien que non. Voici quelques semaines, le PLR s’est mis en tête de lui brûler la politesse, alors que son tour était fixé à… 2021! Il a tout d’abord obtenu du Bureau du Parlement d’entrer dans la planification de la présente législature, soit en 2020. Toujours pas satisfait, le PLR a ensuite réclamé la présidence pour 2019, et l’a obtenue lors  d’un classique affrontement droite-gauche.

Le groupe Verts et CS-POP n’apprécie pas cette décision de la majorité du Bureau, qui fait la part belle à un groupe parlementaire pour des raisons purement électoralistes. Si le PLR souhaite être au perchoir cette année-là, c’est pour profiler son candidat à un siège sous la Coupole, des élections fédérales se tenant à l’automne 2019. Cela n’est pas acceptable. 

Le groupe Verts et CS-POP avait choisi Erica Hennequin pour occuper cette fonction de présidente du Parlement en 2019. Une solution qui permet à Erica de terminer en beauté ses mandats parlementaires, puisqu’elle s’est engagée envers son parti à ne pas siéger jusqu’au bout de sa dernière législature.

Le groupe a donc décidé à l’unanimité, et il l’a fait savoir ce 9 mai à la presse jurassienne, d’aller au bout du processus démocratique. Au mois de décembre prochain, il présentera comme prévu la candidature d’Erica Hennequin à la deuxième vice-présidence du Parlement, de sorte à accéder à la présidence en 2019. Le Parlement dans son ensemble pourra ainsi choisir entre le respect de règles jamais remises en cause jusqu’à présent, et une manoeuvre politique électoraliste. Si le deuxième scénario l’emporte, Verts et CS-POP renoncera à toute présidence durant la présente législature. (cf)

 

Share Button