Ouverture de nouvelles filières bilingues à Bienne par la HES bernoise et concertation avec la HE-ARC


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Le 12 décembre 2012, la Haute école ARC et la Haute école spécialisée bernoise signaient un accord-cadre de coopération, que certains ont qualifié d’accord de non-agression.

Cet accord prévoyait, entre autres choses, que, dans le domaine des filières de formation, les hautes écoles s’engagent à s’informer et se concerter avant toute démarche visant à ouvrir une filière de formation. Le 8 mai 2013, le «Quotidien Jurassien» nous informait que la Haute école spécialisée bernoise proposera deux filières bilingues à Bienne, l’une en informatique, l’autre en microtechnique, dès la rentrée 2013. On pourra donc obtenir un bachelor bilingue dans ces deux filières à Bienne. La Haute école bernoise ne proposait pas de filière bilingue dans ces domaines jusqu’ici. Selon la directrice de la HE-ARC, Mme Bachelard, il n’y a eu aucune concertation en ce qui concerne l’informatique. Mes questions:

  • quelles seront les conséquences de ces décisions pour la HE-ARC ?
  • en particulier, ces filières bilingues ne seront-elles pas en concurrence avec les mêmes filières proposées par la HE-ARC (qui ne sont pas bilingues) ?
  • ces décisions pourraient-elles avoir des conséquences sur le futur campus de Delémont ?

Je remercie le Gouvernement pour ses réponses.

 

Mme Elisabeth Baume-Schneider, ministre de la Formation:

Effectivement, les informations transmises par Monsieur le député Martinoli sont totalement exactes : concertation il n’y a pas eu concernant cette information au sujet de deux nouveaux types de formation sur le site de Bienne. Peut-être indiquer que, par la suite, les contacts ont été pris. C’est trop tard mais, enfin, ça explique un petit peu le cheminement et le processus de décision. Les accords de collaboration et de non-concurrence stérile, selon les termes mêmes des deux écoles, avaient été signés, comme vous l’avez dit, en décembre de l’année passée par M. Gerber, le recteur de la HES bernoise, et Mme Bachelard. Et, là, on est face à une «offensive» au niveau plus local. Donc, il faut qu’on rediscute au nouveau stratégique parce que, si nous avons été extrêmement étonnés de cette offre de formation, le canton de Fribourg était également assez perplexe par rapport à l’offre de filière bilingue. On sait que, dans le domaine tertiaire, on se positionne de manière concurrentielle mais la concurrence doit quand même être entendue de manière courtoise, si je peux le dire ainsi, et pour ne pas affaiblir les plus petites écoles. Parce qu’au niveau de la HES-SO, nous avons une volonté politique qui doit maintenant se concrétiser dans des conventions à négocier avec les cantons et les régions pour qu’on ait des répartitions cohérentes des différentes filières de formation.

A ce titre, sur le site de Bienne, il avait été dit qu’il n’y aurait pas de filière offerte en mode bilingue, si je peux le dire ainsi, si ces mêmes filières étaient offertes sur le site de Neuchâtel. Par contre, il pouvait y avoir le même type de filière mais en allemand à Bienne et en français à Neuchâtel, ce d’autant plus qu’une collaboration, cette fois-ci positive, s’est mise en place avec la possibilité, m’a-t-on dit, de suivre par exemple une formation horlogère en partie sur Neuchâtel en français et une partie en allemand. Donc, là, c’est vraiment le bilinguisme pratiqué de la manière la plus positive et constructive. Bref, nous avons décidé avec Neuchâtel de reprendre la discussion, sans fébrilité ni agression, avec notre collègue bernois, par rapport au fait que nous sommes les trois cantons partenaires de la HE-ARC. Nous avons le sentiment que nous pouvons être dans une posture apaisée et apaisante mais qu’il s’agira de voir que de telles offres restent isolées ou s’inscrivent dans un contexte de collaboration parce qu’on ne saurait taire le fait qu’il y a, sur le plateau, en fait Yverdon, Neuchâtel, Bienne, Fribourg qui sont présents dans le domaine de l’ingénierie et qu’il y a lieu de se concerter pour être en collaboration et non pas en concurrence, comme je le disais tout à l’heure, stérile.

Par rapport au campus, j’aurais tendance à pouvoir affirmer qu’il n’y pas de risque étant donné que les filières concernées par le site de Delémont sont l’économie par la HEG et la santé par les filières de soins. Donc, au niveau de l’ingénierie, nous avons des salles blanches; nous n’avons pas du tout des équipements lourds comme à Neuchâtel, à Bienne ou à Yverdon. Donc, il n’y a pas de danger ou de discussion par rapport au campus de Delémont.

Voilà, nous étions les premiers étonnés au niveau politique mais nous resituons ça dans un contexte de collaboration et nous espérons travailler en bonne intelligence avec la HES bernoise, ce qui semble pouvoir être le cas. Et peut- être que Bienne est allé un peu vite en besogne en déclarant cette petite offensive.

 

Emmanuel Martinoli (VERTS) : Je suis satisfait.

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