Les beaux jours arrivent, que deviennent nos abeilles?


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Prise de position sur l’interpellation n° 788 « Les beaux jours arrivent, que deviennent nos abeilles ? »

Le groupe CS-POP et Verts partage les préoccupations de l’interpellant et nous soutenons donc son interpellation. Comme lui, nous demandons au gouvernement d’agir avec détermination. il y a déjà eu beaucoup de discussions et d’engagement, mais peu de concret.

Il n’y a pas une semaine où on ne lit pas un nouvel article sur la problématique des abeilles qui vont mal, qui ne résistent plus au varroa, affaiblies qu’elles sont par l’appauvrissement de la biodiversité, par la pollution, les problèmes climatiques et par les pesticides.
Concernant ce dernier point, notre groupe a justement déposé, lors de l’avant-dernière séance de parlement, une question écrite sur la problématique des pesticides, dont certains sont connus pour être coresponsables de la diminution des abeilles.

Dans la très sérieuse revue « Science » du 29 mars 2012, on apprend que deux études réalisées sur le terrain – et non en laboratoire – ont démontré la grande nocivité sur tous les insectes butineurs, des néonicotinoïdes, la famille d’insecticides la plus répandue dans le monde.  Ces produits limitent la croissance des ruches et le développement de nouvelles reines et ils provoquent en plus des problèmes de désorientation chez les butineuses.
Il n’est plus possible de contester la toxicité des pesticides sur l’environnement en général et sur l’abeille en particulier. C’est très grave car on voit tomber les abeilles mais aussi tous les autres butineurs.

Pour le moment, c’est la production de miel qui diminue et les apiculteurs qui ont des problèmes. Mais à plus longue échéance, c’est toute la filière agricole qui en souffrira considérablement.

Dans les médias d’hier, on apprenait qu’alors que les premières estimations prévoyaient un taux de 30% de disparitions d’abeilles cet hiver, ce sont finalement la moitié des colonies qui ont été décimées et quelle est la réaction de la plupart des pouvoirs publics en Suisse ? On commande de nouvelles études !

Voilà, c’étaient quelques mots pour manifester notre inquiétude et pour demander des actions concrètes dans les domaines où on sait qu’il y a une action nocive sur la santé des ruches et des abeilles.

Merci de votre attention

le 25.04.2012

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