Mécompte et faux frais de la campagne ministérielle


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La TSR, la RSR, RFJ, Canal Alpha et le QJ ont beau édicter des règles assurant une égalité de traitement entre les formations politiques et entre les candidats au gouvernement. Tant que l’action médiatique des ministres-candidats sortants n’est pas comptabilisée, ces règles seront allègrement contournées.

Stratégie pour tirer profit du TGV, projet de centre d’appui technologique aux entreprises, happening caritatif fleurant bon la récupération politicienne (nos hôtes ouïgours ne méritaient pas cela): le gouvernement multiplie les actions médiatiques durant cette campagne.

Plus cocasse encore est la dépense publique allouée à la promotion des ministres-candidats. Qui n’a pas reçu dans sa boîte aux lettres les propos enthousiastes de M. Schaffter célébrant les avancées de l’A16, début octobre ? On relèvera la grande sobriété de M. Probst: il n’a fait éditer que 2500 exemplaires d’Objectif Emploi, pour avoir lui aussi sa photo et son interview sur ses priorités pour la prochaine législature. Ce ne sont que des exemples. Un relevé systématique permettrait de chiffrer les économies réalisées par les partis de nos ministres-candidats, aux frais de l’Etat.

Pour assurer une égalité de traitement durant la campagne électorale, la présence médiatique des ministres-candidats devrait être prise en compte et le coût de leur stratégie, imputé à leurs partis, à titre de frais de campagne. Ce serait un premier pas vers une transparence du financement des partis politiques.

La « prime aux sortants » était autrefois une sympathie pour les élus ayant beaucoup donné pour la cause commune, une reconnaissance pour leur maîtrise des dossiers et le résultat de leur action – bref : le fait des électrices et des électeurs. Aujourd’hui, les élus pensent se l’octroyer en usant de leur pouvoir gouvernemental à des fins personnelles et à la charge des contribuables. Les électrices et les électeurs apprécieront.

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